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Etonnante contribution du Grand Port Maritime de Marseille à l’année de la biodiversité.

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Selon les scientifiques, la biodiversité est la dynamique des interactions dans des milieux en changement. On peut donc aisément en déduire que protéger la nature c’est protéger les capacités d’adaptation du  vivant.  Or, dans un article de la revue « navigation ports & industries, de janvier 2010 » intitulé « l’accès fluvial contesté par les écologistes » une journaliste ironise : « connaissez-vous la Tolypella Salina ou l’Althelie filiforme ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls ! »

Comme si la valeur des plantes tenait à leur renommée ! Connaissez-vous le nom de celles qui entrent pour 70 % dans la composition des médicaments les plus utiles ? Non ? En sont-elles moins indispensables ? Curieuse perception de la biodiversité.

C’est cependant celle du Grand Port Maritime de Marseille  qui  déplore  les mesures qu’il devra prendre pour compenser la destruction de ces algues et la zone humide d’une grande valeur patrimoniale qui les abrite : la zone de protection spéciale du CABAN sacrifiée pour la réalisation d’un nouvel accès au Rhône.

« Un lourd tribut à mon goût payé aux petites fleurs et aux petits oiseaux » a même déclaré, non sans un cynisme certain en cette année de la biodiversité,  son directeur à l’AFP. Si le soutien de l’autorité publique, n’est pas une surprise, celui des élus locaux est plus inquiétant. Déjà, la mise en œuvre des projets IKEA et Massilia, ignorant les alternatives  proposées et les alertes lancées par les environnementalistes,  avait occasionné d’irréparables pertes sans pour autant créer les tous emplois promis.

Aujourd’hui,  ils valident  le tracé d’une liaison fluviale qui détruira la zone spéciale de protection du Caban, destruction pourtant contraire au souci de préservation de la continuité verte affirmé lors de leur récente présentation du Schéma de cohérence territoriale (SCOT).   Le GPMM  justifie le creusement de ce nouveau canal, la construction du pont routier et ferroviaire pour l’enjamber,  par un gain de 3,5 km , soit 1h30 de navigation et  la suppression pour les péniches d’un dangereux passage en mer , parfois soumis à des vagues de plusieurs mètres de haut selon la direction du Port (?!…)  qui se résume en fait à la traversée de la darse 2 à la darse 1 voisine.  Une heure et  demi,  pour des mariniers dont les représentants affirmaient,  lors d’un colloque sur le transport fluvial en Arles, qu’ils leur arrivait de perdre plusieurs  jours dans l’attente de chargements que le GPMM n’a jamais jugé prioritaires. Maniant la mauvaise foi, le directeur du GPMM accuse  les « écologistes » de s’opposer  au développement du transport fluvial.

Vaine polémique, puisque chacun sait que les associations réclamaient un report modal en faveur du  fluvial et du ferroviaire dès le débat public 2XL sur l’agrandissement du port à conteneurs, bien avant l’entrée du GPMM dans le capital du port fluvial de Pagny. Comment dès lors ne pas s’interroger sur les raisons réelles qui ont conduit à ce choix d’autant que l’augmentation des volumes de transports justifiant ce projet pourrait avantageusement être absorbée par la ligne ferroviaire existante dont le port envisage le doublement.

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busy
Mis à jour ( Mercredi, 29 Septembre 2010 14:02 )