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Une valse à mille plans...

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La France n’est pas que le pays des réunions, c’est aussi celui des plans. Plans pour organiser, restructurer, prévoir, plan de cohésion, de rénovation, de relance, de…Bref, on planifie tout azimut, l’économie, la santé, le social, l’environnement, les transport, l’urbanisme, la gestion des déchets, verticalement ou transversalement, il faut planifier !

Et depuis que l’on a bien voulu reconnaître le lien entre environnement et santé, il existe bien entendu un Plan National Santé Environnement, qui connaît depuis peu sa deuxième édition, le PNSE 2. Le PNSE se décline au niveau régional en Plans Régionaux Santé Environnement, les PRSE. Cette organisation a pour but de définir des objectifs de lutte pour réduire les impacts environnementaux sur la santé, dégager des priorités et les actions à mener, prévoir leur financement et désigner les établissements ou les organismes qui auront à les conduire. Cela peut paraître un peu compliqué mais répond, il est vrai, à une certaine cohérence. Pour un peu on y trouverait un caractère vertueux, d’autant que des réunions publiques et des ateliers de travail où sont invités  représentants des services de l’état, des collectivités locales, du monde de la santé et des associations, sont organisés pour dégager collectivement les grands enjeux régionaux en matière de santé-environnement, les actions qui devront leur être consacrées et les tâches à réaliser.

Les thèmes retenus pour le PRSE PACA 2009-2013 sont : l’eau, la pollution atmosphérique,  la connaissance et l’information. Concernant l’eau, le plan ne devrait pas apporter de grandes nouveautés. Plusieurs organismes sont déjà en charge de sa gestion et sa police. Depuis l’instauration des « bassins versants » et leurs préfets, des comités de bassins,  la mise en place des agences de l’eau… la ressource est sous haute surveillance, ce qui n’empêche pas les associations de faire l’amer constat de la pollution de l’ensemble des cours d’eau, aux PCB notamment. Pour ce qui est de la pollution atmosphérique, le PRSE peut être une occasion de répondre  aux exigences européennes en matière de qualité de l’air mais aussi d’appréhender de manière globale l’impact des polluants et d’œuvrer pour poursuivre l’amélioration des connaissances sur certains d’entre eux et leurs effets combinés. Ainsi les particules fines d’origine anthropique (résultant de l’activité humaine), urbaines ou industrielles, devraient faire l’objet de nouveaux projets de surveillance, de recherche et d’actions visant  la réduction de leurs émissions.

Mais la vraie chance du PRSE 2 n’est  pas la présence des associations, qui pour certaines ne sont là qu’en recherche de reconnaissance, pour d’autres de financement afin de poursuivre ou développer leurs activités, c’est celle des représentants de professionnels de santé qui restent les témoins au quotidien des conséquences sanitaires de la dégradation de notre environnement. La place qu’ils conservent dans notre société leur donne une responsabilité morale qui dépasse le cadre de leur profession et fait d’eux, si ce n’est des lanceurs d’alertes, les acteurs indispensables d’une prise de conscience collective, seule capable de modifier en profondeur la perception des décideurs, autorité publique, élus…, des risques et dangers liés à la problématique santé environnement. Gageons que leur présence fasse de ce plan autre chose qu’un énième catalogue de bonnes intentions.

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busy
Mis à jour ( Dimanche, 19 Septembre 2010 21:24 )