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Gaz de schistes ; nouveaux dangers ?

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 Depuis plusieurs années le  gaz contenu dans les schistes est exploité au Canada et aux Etats-Unis. Profondément emprisonné en de petites quantités dans la roche mère, son extraction nécessite le percement de nombreux puits reliés par hydro-fracturation. Ce procédé utilise de grandes quantités d’eau (plusieurs millions de m3) auxquelles sont rajoutées divers produits chimiques. Les risques et les graves incidents rencontrés lors de l’exploitation de ce type de gisement ont conduit l’Etat de New York à voter le 30 novembre dernier, un moratoire sur l’extraction de ces gaz. La France a pourtant délivrer plusieurs autorisations pour mener des campagnes de prospection sur le territoire national, notamment dans le sud sur une zone s’étendant de Montpellier à Montélimar, passant par St Privat, Nîmes et Bollène. Nos  dirigeants, qui voient de nouvelles perspectives de développement dans l’exploitation des gaz non conventionnels, n’hésitent pas à s’enfoncer un peu plus dans la contradiction. Ainsi, loin des exigences européennes en matière d’énergies renouvelables, après la baisse du prix de rachat de l’électricité photovoltaïque, l’Etat envisage l’exploitation gazière du sous sol national alors qu’une étude américaine[1] a démontré que l’impact écologique de l’extraction des gaz de schistes est plus important que celui de l’exploitation pétrolière.  De toute évidence, cette activité industrielle génère beaucoup d’inquiétudes qui pour certains relèvent de peurs irraisonnées fondées sur le manque de connaissance. Or, justement, le bon sens commanderait qu’en absence d’informations fiables et détaillées fournies aux populations, sur les quantités d’eaux prélevées, celles rejetées, sur les adjuvants chimiques employés et les risques de pollutions des nappes phréatiques, l’avenir des puits après l’exploitation, les conséquences géologiques etc… un moratoire soit arrêté pour permettre un vrai débat public. Une question reste fondamentale : alors que plusieurs sommets internationaux ont conclus à l’impérative nécessité de réduire nos rejets et pollutions,  peut-on considérer que la recherche de nouveaux gisements de gaz s’inscrivent dans une logique de préservation ou traduit-elle une fuite en avant de la consommation d’énergie qui ne relève que d’une logique économique, financière, mercantile ?


 

[1]  Université de Cornell

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Mis à jour ( Dimanche, 29 Mai 2011 14:06 )  

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