Les riverains de la zone industrio portuaire de Fos, si l’on en croit une étude réalisée pour le compte de la DREAL, anciennement DRIRE, n’auraient pas plus de risque de développer de graves pathologies qu’un habitant des Alpes. Une telle assertion pourrait porter à sourire si cette étude, largement contestée, n’avait pour but de soutenir les décisions d’aménagement qui pourraient être prises dans le futur. Comble pour une étude de risque sanitaire : la méthodologie employée a permis à ses auteurs de construire des simulations sans connaître l’état sanitaire actuel des habitants des communes étudiées. Un peu comme si l’on tâchait d’évaluer la toxicité de la fumée de cigarette pour une personne en ignorant si elle est asthmatique, sportive, si elle est atteinte de tuberculose ou d’un cancer des bronches.