Propriétés chimiques, effets sur la santé et sur l'environnement
Numéro atomique : 82 
Masse atomique : 207,2 g.mol -1
Masse volumique : 11,34 g.cm-3 à 20°C
Température de fusion : 327 °C
Température d’ébullition : 1755 °C
Internationalement reconnu comme une substance dangereuse (protocole OSPAR, directive 67/548/CEE). Le plomb est l'un des métaux les plus nocifs. Les voies d’exposition sont l'ingestion (nourriture : 65%, eau : 20%) et l’inhalation (15%). Il fut longtemps utilisé pour la fabrication des canalisations d’eau et entra dans la composition de certaines peintures jusque dans les années cinquante. Les fruits, les végétaux, les viandes, les graines, les produits de la mer, les boissons sans alcool et le vin peuvent en contenir des quantités significatives. La fumée de cigarette en contient aussi. Une contamination au plomb peut entraîner une hypertension artérielle, l’altération des fonctions rénales, des perturbations du système nerveux, des troubles du comportement chez les enfants et diminuer leur capacités d’apprentissage, provoquer des dommages au cerveau et l’infertilité masculine. Le plomb peut aussi franchir la barrière placentaire et contaminer le fœtus. L’intoxication par le plomb est appelée le saturnisme.
Effets sur l'environnement :
Bien que naturellement présent dans l'environnement, la plupart des concentrations en plomb sont dues aux activités humaines. Connu depuis l’Egypte ancienne, très largement utilisé depuis 500 av-JC, le plomb ne peut être détruit, il peut seulement changer de forme. Les émissions ont considérablement baissé dans les années 90 suite à l’abandon progressif du plomb dans l’essence. Depuis l’interdiction de la vente d’essence plombée le 1 janvier 2000, les procédés industriels et la combustion des déchets sont devenus, les principales sources de rejets atmosphériques de plomb. En 2002, l’incinération des ordures ménagères représentait 16% du total des émissions, autant que la production même du métal. Les cartouches de chasse au plomb, dont l’usage aurait entraîné la dissémination de 8000t/ an de plomb, est interdit dans les zones humides depuis 2005. Le plomb s'accumule dans les organismes aquatiques et ceux du sol. Chez les crustacés ses effets se font ressentir même à de très faibles concentrations. Les fonctions du phytoplancton, qui occupe une place prépondérante dans le biotope marin, peuvent être perturbées en présence de plomb. Produit particulièrement dangereux pour l’environnement, le plomb peut s'accumuler dans des organismes individuels et contaminer la chaîne alimentaire toute entière.
Sources : www.lenntech.com, Inéris

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